Sport et handicap : à la rencontre de Sami El Gueddari

Le lundi 17 novembre 2014, des élèves de 5ème ont eu l’occasion de vivre une expérience enrichissante au travers de la rencontre du sportif Sami El Gueddari et d’autres personnes "différentes" du fait d’un handicap.

L’objectif de ce temps préparé par les professeurs principaux de 5ème avec la collaboration d’autres enseignants était de faire prendre conscience aux élèves que les personnes en situation de handicap, pour qui ce n’était pas toujours facile au quotidien, avaient des compétences, des sentiments, une vie...
Tout a commencé à 13h30 par un accueil chaleureux de l’équipe de la Maison de l’Environnement de Paris-Charles de Gaulle à Roissy-en-France. Les élèves semblaient déjà impressionnés par les lieux.

Mme BONVALENT, chargée de mission, nous a ensuite dirigés vers la salle de conférence où nous attendait Sami El Gueddari. Issu d’une famille sportive, Sami a débuté la natation à l’âge de 5 ans. Rejoindre le mouvement handisport fut l’une de ses plus belles découvertes. Son palmarès est fourni mais les élèves retiennent surtout de lui qu’il a été double finaliste aux Jeux Paralympiques de Pékin en 2008. Son meilleur souvenir, leur confie-t-il, a été la cérémonie d’ouverture. Observer les réactions de joie des spectacteurs. Les capacités des personnes handicapées étaient reconnues.

Après un film publicitaire présentant les différents sports et activités sportives pour handicapés physiques et visuels, la conférence avec Sami a débuté. Pour commencer, il s’est présenté aux élèves en témoignant de sa vie où combat, défi, échec et réussite se sont enchaînés. Une heure pendant laquelle cet homme en situation d’handicap physique depuis la naissance explique son handicap et raconte sa vie en mêlant humour et émotion.

Les élèves avaient emporté avec eux les questions à poser au champion. Les échanges ont donc été riches. Les appréhensions de départ ont progressivement disparu et une vrai rencontre, voire même de la complicité se sont installées entre nos jeunes et Sami. Quand ce dernier demande aux enfants de dire à quoi le mot « handicap » leur fait penser, ils répondent sans hésiter : « paralysé », « fauteuil roulant », « enfance difficile », « problème », « quelqu’un qui ne peut pas s’amuser »… Sami démontre alors que chacun d’entre nous peut être porteur d’un handicap (une petite taille, des verres correcteurs, une cheville foulée etc…) mais que l’on peut toujours compenser ce handicap par un accessoire. Il conclut en affirmant qu’une personne handicapée, même en fauteuil roulant, peut être heureuse. Les élèves sont ravis.

Après la conférence, les élèves, munis de leur fiche-atelier, ont été répartis en groupes afin de participer à des ateliers de mise en situation de handicap : tennis de table les mains liées, parcours en fauteuil roulant, boccia (sorte de pétanque les yeux bandés), tir au laser, sarbacane, ping-pong. Chaque « jeu » faisant l’objet d’une affiche explicative (objectif, règlement, public). Ainsi, les élèves ont été confrontés aux différents obstacles que peuvent rencontrer les personnes en fauteuil au quotidien (pente, trottoir aménagé, passage de porte ou de portail, escalier, etc.), mais le but était aussi de leur faire comprendre que l’accès à bon nombre de sports et d’activités physiques était possible pour ces personnes.

Nous remercions Madame BONVALET et toute l’équipe de la Maison de l’environnement et des Aéroports de Paris pour leur accueil, leur disponibilité et leur investissement auprès de nos élèves.

Merci également à Mesdames CANZANI et BOREL, à Madame DALBY professeure documentaliste et à Messieurs THON et POURCEL, professeurs d’EPS pour leur précieuse collaboration.

Bravo à tous les élèves de 5B et 5C pour leur bon comportement, pour la qualité de leur écoute et de leurs questions !

Trois de leurs témoignages :
« J’ai bien aimé cet après-midi en compagnie de Sami. En plus, on a fait des ateliers avec des animateurs handicapés, Ils n’ont pas l’air si malheureux ! ».

« Nous avons fait du fauteuil roulant : c’était trop bien, mais un peu difficile ! Et dire que cela peut nous arriver. Alors je crois qu’il faut respecter ces gens ».

« Quel après-midi ! Nous avons joué c’est vrai mais nous avons surtout apprécié de comprendre qu’on peut être handicapé et presque tout faire, être bien. Merci au collège ! ».